J’ai couru ma 1ère épreuve gravel le 13 octobre 2018 au Roc d’Azur

Même si j’ai fait un peu de VTT il y a de nombreuses années, je ne suis pas du tout familier avec les crampons et la boue. Pourtant, je ressens une attirance pour cette pratique du vélo. Il fallait donc que je teste, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le test fût rude.

J’ai profité de ma présence au Roc d’Azur et du lancement du prototype de Spotzle pour faire le tour des fabricants de matériel et emprunter du matériel.

Je délivre ici mes sensations sur ce matériel. Le récit de ma course est ici !

Vélo :

Pour courir cette Gravel Roc, Mérida a mis à ma disposition un Silex 600. A 1ère vue, j’ai pensé que ce vélo en taille S serait trop petit pour moi (je fais 1.74m), mais j’avais tort. J’ai fait baisser la potence et c’est tout. La position est certes très différente d’un vélo de route mais je me suis senti de suite très à l’aise et confortable.

J’aurai peut-être apprécié une position plus allongé et basse, mais cela aurait certainement eu une influence sur le confort dans les caillasses. Je note que pas mal de concurrents avaient une position effectivement plus typée course, j’aimerai beaucoup avoir leur retour d’expérience.

Le style du vélo est plutôt cool et la couleur bleue métallisée claque vraiment au soleil.

Comme pour la position, j’ai découvert le groupe SRAM apex avec plaisir. La tenue des poignées est plus verticale (comparée à mes Shimano) et cela s’est avéré très agréable dans les montées. Le côté mono plateau est super cool et renforce l’impression d’entrer dans une nouvelle ère du vélo. Les pratiques changent, les mentalités et le matériel aussi. Et c’est tant mieux.

Seul détail, il faut s’habituer à n’utiliser la poignée gauche que pour freiner. Le changement de vitesse se fait intégralement à droite. La montée et descente dans la cassette demandent également un temps d’adaptation. 1 coup rapide pour descendre, une poussée plus appuyée pour monter, tout cela avec le même levier.

En parlant de leviers, c’était également l’occasion de découvrir le freinage à disque. Là encore, je n’ai jamais senti que je risquais ma peau dans les descentes. Je manque de références bien entendu, mais le freinage m’a semblé fluide, progressif et suffisamment puissant pour ce niveau de pratique et de gamme.

Rendement et comportement. C’est probablement la plus grosse surprise de cet essai. Je suis habitué à un vélo de route avec cadre et roues en carbone, donc un vélo qui répond très bien aux sollicitations. Et pourtant, je n’ai pas eu l’impression de rouler sur une brouette, j’ai même senti une vivacité très agréable et une belle maniabilité. Le confort est au rendez-vous grâce notamment à la selle.

Les pneus d’origine ont été changés en raison des intempéries (sinon, j’y serai encore…). J’ai laissé Charles de www.cycletyres.fr m’orienter vers des Michelin Power Gravel. Ils étaient probablement trop gonflés (l’inexpérience…), car je me fais bien fait secouer dans les cailloux, mais je ne suis pas tombé et je n’ai pas crevé. Donc cela me semble satisfaisant au vue des conditions.

Pour conclure, je suis très content d’avoir roulé sur ce vélo. J’ai découvert une pratique qui m’était inconnue. Certes, cela a mis en lumière mes lacunes techniques, mais ce Merida Silex 600 m’a fait me sentir en sécurité sans pour autant sacrifier le rendement. En même temps, il est vendu presque 2000 euros, c’est le minimum attendu pour ce type de gamme.

 

Pédales. 

C’est simple, j’ai 41 ans et je cours depuis l’âge de 12 ans. J’ai connu les pédales à cale-pied et les 1ères pédales automatiques. J’ai également connu les chaussures à lacet (Je n’y reviendrai jamais!).

 

J’ai presque toujours roulé avec des pédales Time, je me suis logiquement tourné vers eux pour essayer un de leur modèle.

Mon vélo de route est équipé de Speedplay et le fonctionnement est vraiment différent (voir même plus laborieux sur les Speedplay).

J’ai eu accès à des Atac XC8, et ce fut un plaisir. Le montage des cales est plus que simple et, dès les 1ers tours de roues, je n’ai ressenti aucune difficulté à enclencher. Le mouvement vers l’avant est agréable et fluide, le son est plus doux. En revanche, j’ai trouvé le mouvement pour sortir le pied un peu long (comparé aux Speedplay), j’aurai apprécié un mouvement plus court et réactif.

Malgré tout, encore une fois, cela ne m’a pas posé de soucis pendant la course. Les passage à pied se sont très bien passés et je ne me suis pas senti en déséquilibre à cause de pédales difficiles à désenclencher.

L’enclenchement en conditions boueuses a été un régal, il faut juste s’habituer à pousser vers l’avant plutôt que vers le bas.

 

Chaussures

Là encore, cela risque de faire vétéran mais je n’ai jamais roulé sur autre chose que Time (quand ils faisaient encore des chaussures) puis Sidi (j’ai des Wire blanches spéciales Speedplay, un délice).

Un délice peut-être, mais c’était avant de glisser mon pied dans une Mavic Crossmax Elite, Le contour du pied en néoprène procure un confort vraiment appréciable. La semelle est relativement souple, ce n’est pas un bloc inflexible et cela renforce la sensation de confort, surtout lors des portages (nombreux lors de cette édition de la Gravel Roc).

Les réglages sont très simples (plus simples que sur les Wire en fait), une molette qui serre et 2 velcros. Simple et efficace.

 

Vêtements, casque et lunettes

Nous avons tous des marques de prédilection et j’ai toujours porté des Oakley (depuis les Mframe jaune fluo de Greg Lemond). De plus, j’ai utilisé un maillot de la marque lors de l’étape du tour 2018.

L’opportunité de développer un partenariat entre Oakley et Spotzle était une grande joie car ce type de projet relève davantage de la passion que du business pur et dur.

Me voilà donc habillé de la tête au pied et cette tenue remplace ma tenue habituelle (maillot Oakley, cuissard Castelli, casque zéro RH, lunettes Oakley).

Je suis habitué au standard de qualité de Castelli et cette tenue Oakley est bluffante tant sur la qualité de fabrication que sur des détails ergonomiques.

Le maillot est très léger et convient parfaitement à une météo chaude. La texture est très douce et la coupe très ajustée. En d’autres termes, cela ne tolère ni les pizzas ni les burgers !

Les atouts se cachent dans les détails. Certes, le logo à l’arrière est cool, mais la bande néoprène au niveau de la taille évite que le maillot remonte bêtement, et ça c’est très cool.

Encore plus cool, la poche verticale à fermeture éclair sur le coté droit. C’est tout bête mais nous sommes à 90% droitiers et aller chercher quelques pièces de monnaie ou une clé de voiture est plus pratique à droite et plus facile d’accès à la verticale. Idéal donc pour faire une pause café.

Le cuissard se démarque lui par sa texture très légère et douce. Je me sens parfois un peu coincé ou serré dans mon Castelli mais là, quel confort !

J’ai couru la Gravel Roc en 3h50 sans avoir mal aux fesses et j’ai enchainé les jours suivants dans le Verdon avec des sorties de 3 à 4h sans me poser de questions. Il faudrait pousser jusqu’a 5 à 6h voir plus, mais je roule sur un vélo carbone, avec une selle Italia SLR carbone. Donc quel que soit le cuissard, après 6h, j’ai mal au cul !

Le look noir intégral, il faut aimer. C’est surtout une question de sécurité, nous en parlerons plus loin avec le casque, mais je garderai plutôt cet ensemble pour la compétition. Ou alors, je couplerai avec des socquettes très voyantes. Malheureusement, nous vivons une époque merdique et les cyclistes doivent penser d’abord à leur survie sur la route avant le style.

Parlons du casque justement, le modèle ARO5 ne passe pas inaperçu en jaune fluo. Sans être particulièrement fan, je pense avant tout à la sécurité, et je cherche à être visible. D’ailleurs, je roule en hiver avec une veste orange fluo et des couvres-chaussures jaune fluo.

La forme est assez massive et cela peut surprendre. En revanche, le confort et l’ajustement est vraiment cool. On ne sent pas le casque sur la tête et même après 4h à me faire secouer, je n’étais pas gêné. la mollette à l’arrière est souple, le mouvement est fluide et le son est doux.

Les lunettes. Là je garde vraiment le meilleur pour la fin car ces EVzero sont terribles. Le look est mortel (la folie du vintage est passée par là…) et le confort est total. C’est simple, on ne les sent pas.

Je les ai portées pour la 1ère fois lors du déblocage traditionnel de veille de la course. Il était 17h45 et le soleil déjà bien bas. Je suis myope et pourtant j’ai été frappé par le confort visuel et la douceur du contraste apporté. Pendant la course, je n’ai pas souffert d’un contraste excessif, notamment dans les parties boisées avec soleil de face.

 

Energie et ravito

Comme pour Oakley, je suis un fanatique de Overtim’s. J’ai consommé des dizaines de gatosport et de tubes de gel.

Cette épreuve n’a pas dérogé à la règle. 1/3 de gâteau avant la course, quelques tubes coincés dans le cuissard et en avant ! Dans le bidon, boisson énergétique de la marque. J’aurai certainement du boire davantage car j’ai fini avec des crampes.

 

Conclusion

J’ai eu beaucoup de chance de rouler sur ces produits de qualité, surtout après avoir connu les errances des années 90 (les 1ères vestes thermiques, les coupe-vent, les couleurs et coupes étranges), je pense sincèrement que nous vivons une époque géniale. Le matériel est top et les équipement sont beaux. je pourrai aussi parler des GPS et de Strava pour détailler encore mon enthousiasme et cet afflux de technologie ne fait que renforcer ma passion du vélo.

 

Merci aux marques qui m’ont permis de prendre le départ, merci à leur représentants (Julien,Caroline, William, Sophie, Charles) :

https://www.oakley.com/

https://www.merida-bikes.fr

https://www.time-sport.com/fr/

https://www.mavic.com/fr-fr

https://www.cycletyres.fr

https://www.overstims.com

 

Richard Delaume, co-fondateur de Spotzle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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