Il y a quelque chose de spécial à choisir une destination de vacances. Surtout une destination pour faire du vélo. On a la sensation de pouvoir aller partout.

En tout cas, j’ai eu cette sensation en me demandant où partir en janvier 2017. L’hésitation fût longue : retourner au Costa Rica ? Tucson, Arizona ? 

Finalement, mon choix s’est porté sur Los Angeles pour une raison simple : il y a plein de concerts ! C’est bien de partir pédaler, mais il n’y a pas que ça dans la vie. Et que faire le soir à Tucson, Arizona?

Départ le 19 janvier, vélo emballé dans une valise rigide louée sur leboncoin pour 45 euros. Chaque transfert coûte 60 euros. Je fait Paris – LA – New-York- Paris, donc 225 euros pour emmener mon vélo. Pour info, la location du même modèle coutait 70 dollar/jour.

faire du vélo à Los Angeles
Samedi 20 janvier, le soleil se lève sur Santa Monica.

Dernière précaution avant de partir, rejoindre plusieurs clubs sur Strava. Repérer quelques gars sympa, écrire, discuter, prendre rendez-vous.

Et me voila le samedi 20 janvier à 6h30 dans les rues de Santa Monica pour Latha et son pote. Ils m’emmènent ce matin là pour une boucle de 125 km 105 km avec eux et aller/retour donc 125km) dans les collines de Topanga. 

Pareil le lendemain matin, 105 km avec un groupe. Cette fois-ci, nous allons dans les canyons vers Hollywood. 

3 bonnes raisons d’aller rouler à LA

  • La météo. Quel plaisir de rouler en janvier en tenue courte et de crever de chaud parfois ! Même si il fait frisquet le matin, cela ne dure pas longtemps. En revanche, l’océan pacifique amène un vent permanent parfois fort.
  • Les paysages. Je vais être honnête, cela ne vaut pas la Provence. C’est très similaire mais pas aussi sauvage. Cela dit, c’est un paradis pour rouler en hiver, les routes sont en bon état, il y a largement de quoi faire mal. Il y a de nombreuses petites routes affichants des pourcentages conséquents (minimum 10%).
    Je suis également allé à Angeles Forest au nord de Pasadena. Attention, ça monte d’emblée et au bout de 50km , j’avais déjà 2000m de dénivelé. Ce jour-là, je suis monté à 2200m d’altitude, les bas-côtés étaient encore enneigés et j’ai ramené une pomme de pin à ma fille.
    Cela reste donc un lieu idéal pour préparer une échéance en hiver sans avoir se réfugier dans un coin paumé. Lire le récit du GF Strade Bianche
  • Los Angeles. Evidement, il faut aimer la ville. Mais LA est une ville dingue avec de multiples attractions. Evidement mon choix s’est porté sur cette ville pour la musique, j’ai donc eu l’immense joie de voir Animals as Leaders (dans un quartier un peu craignos…) et Meshuggah (au Wiltern, plein centre de LA, une salle fabuleuse avec balcon et moulures). En revanche, j’espère que vous n’êtes pas allergiques à l’odeur de Marijuana…c’est légal en Californie.
    Bien entendu, monter à vélo au-dessus du panneau Hollywood reste un souvenir assez fantastique, d’autant que cela se mérite, la route grimpe vraiment. Ce n’est pas une ballade tranquille.

C’est super mais…

  • La circulation. Pour rejoindre Topanga et Calabassas, il faut passer par  la Pacific highway. Une sorte de grosse 2x voies qu’il faut emprunter le matin tôt et surtout éviter le week-end. Là, je me suis fait frôler par d’énormes camions et toute sorte de véhicules.
    Heureusement, cela ne dure que 1Okm à l’aller. cela peut-être plus long au retour si on rentre de Malibu ou plus loin.
    Aux heures de pointe, le trafic est démentiel, mais surtout sur les voies rapides. La voiture est donc déconseillée, d’autant que cela se fait très bien à vélo et le réseau de métro (tout neuf) est très bien fait et il est possible de prendre son vélo. 
    Enfin, il faut être prudent car Los Angeles n’est pas San Francisco. Ici , pas de hippies en voiture électrique… D’ailleurs, le contraste est saisissant, il est très drôle de penser que la Californie est en avance sur pas mal de sujets sociétaux, notamment l’écologie. Pourtant, on croise quantité de 4×4 sur-élevés, de voitures de sport. Mon voisin se vantait de posséder 6 4×4.

Quelques idées de parcours:

 

Sortie de bienvenue après 11H de vol.

 

Déblocage dans les collines. Passage au temple Hindou.

Sortie en montagne dans Angeles Forest.

Compilation des bosses qui font mal !

Un peu de tourisme.

Et pour préparer le retour à la maison…

Avant de rentrer, j’ai passé 3 jours à New-York. Gros changement de climat, un froid glacial, mais je voulais rouler avec des amis. En revanche, sortir de Manhattan et revenir est toujours une énorme galère. La circulation est correcte mais les feux à chaque croisements et surtout le passage sur le pont Georges Washington est pénible. Ensuite, c’est un autre monde. Ce n’est pas l’Amérique profonde, mais plutôt l’Amérique ordinaire avec ses petites villes, loin des extravagances de Manhattan.

En résumé : 

Vous l’aurez compris, j’ai passé de super vacances. J’ai roulé à m’en faire péter les veines, assisté aux concerts les plus cool de ma vie, tout cela sous une météo de dingue. Los Angeles est donc sans hésiter une superbe destination vélo !

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